L’allaitement

Issue d’une culture africaine, je me suis jamais réellement posé de questions sur l’allaitement. Pour moi, c’était évident et naturel d’allaiter. Auparavant, je n’avais jamais entendu de problème ou de difficultés liées à l’allaitement. J’étais dans ma petite bulle et dans un monde à part.

Lorsque j’ai accouché, l’infirmière m’a aidé à allaiter mon bébé. Après avoir un peu téter, bébé s’est endormi toute la journée. A plusieurs reprises, des infirmières sont venues dans ma chambre pour que je lui donne à manger mais sans succès. Bébé n’avait pas le réflexe de téter et moi j’avais pas de lait. Pendant 24h ça allait puis ce fut la catastrophe, bébé avait faim et il ne pouvait pas manger. J’ai alors donné du lait industriel. je ne voulais pas mais je n’avais pas le choix.

Une spécialiste de l’allaitement a passé la deuxième journée dans ma chambre pour expliquer comment je devais faire pour tirer mon lait et comment positionner bébé pour qu’il tête. Troisième jour, rebelote.

En sortant de l’hôpital, direction la pharmacie pour emprunter un tire lait. A la maison, je me suis demandé si cela allait continuer. Une infirmière est venue me voir et a appelé la clinique de lactation pour moi afin que je puisse me faire suivre. Rendez vous pris, rdv à la clinique de lactation.

A chaque fois, la consultation se passait ainsi:

-On me demandait combien de fois il mangeait par jour.

-Combien de ml je tirai par jour.

-Combien de ml il mangeait.

-Comment je me sentais.

Puis on passait à la technique. J’avais en possesion un coussin d’allaitement, bébé était juste en couche et la pratique commençait. Au début, je devais utiliser une téterelle pour que cela soit plus facile pour bébé d’attraper. Puis je devais essayer sans la téterelle et ceux à chaque fois qu’il devait manger. Persévérance, j’ai mis exactement un mois avant d’allaiter correctement.

Autre problème qui s’est posé, le biberon fourni avec le tire lait avait un débit très rapide. Il était donc impatient quand il passait au sein (débit beaucoup plus lent). J’ai du donc changer de biberon.

Le conseil que je donne à tous le monde: Persévérer. Vous  allez y arriver si vous avez vraiment envie même si cela est fatiguant et que ça prend du temps. J’en suis l’exemple parfait.

 

Et vous comment s’est passé votre allaitement?

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Couches jetables ou recyclables?

Je me suis souvent posé la question: couches recyclables ou couche jetables. Lingettes recyclables ou lingettes jetables?

J’ai opté pour des couches jetables car mes amis m’ont offert plus de 10 paquets de couches jetables. Je ne savais pas si le fait de les laver me fatiguerait et me prendrait beaucoup de mon temps. Si vous envisagez d’avoir plusieurs enfants, il est préférable de prendre les couches recyclables (moins cher, plus écologique, moins de déchet pour notre planète)

J’ai une amie qui a opté pour les couches recyclables, c’est vraiment écologiques car pas de déchet. Elle lave les couches deux fois par semaine. Pour que cela soit économique, il est préférable d’avoir une machine à la maison sinon cela ne vaut pas le coup.

Concernant les lingettes, j’ai opté pour les lingettes lavables à la maison et lingettes jetables à l’extérieur. C’est vrai que cela est très économique et surtout évite les déchets toxiques.

 

Pour mes prochains, je pense investir dans des couches recyclables et acheter quelques paquets jetables lors de voyage.

 

Et vous? Couches jetables ou pas? Lingettes jetables?

Dormir ou pas avec son bébé

D’après les médecins et les différents ouvrages de grossesse, il est déconseillé de dormir avec son bébé. Pourquoi des personnes le font elle si cela est déconseillé?

A la maternité, bébé dort dans sa bassinette. Nous sommes trop fatiguée de toute façon pour le prendre dans nos bras. Quand nous reprenons nos esprits et notre forme, nous avons plus de force pour porter bébé.

Pour ma part, la question ne s’est pas posée. Bébé n’a aucune habitude pour l’instant pourquoi lui en donner une qui va m’empêcher de dormir correctement? Lorsque bébé a eu deux mois, il a commencé a beaucoup pleurer et là j’ai compris. J’ai compris que bébé change est que suite à la fatigue, on peut décider de mettre bébé dans son lit pour qu’il sente votre présence et s’endorme plus facilement. Quels sont les risques?

 

1- Il est dangereux de dormir avec son bébé, risque d’étouffement et d’écrasement.

2-Vous dormez mal parce que vous avez peur d’écraser bébé

3- Bébé ne peut plus dormir sans vous.

4- Il est difficile de réhabituer bébé à dormir seul

 

A vous de voir ce qui vous semble mieux mais surtout penser à la sécurité de bébé!

Et vous avez vous dormi avec votre bébé?

Les vergetures

Complexe de femmes, partout on en parle, dans les magazines, sur internet.Pendant ma grossesse, en me regardant dans le miroir, je me suis rendu compte que j’en avais pas! J’étais heureuse et je me sentais chanceuse. Un ventre et c’est tout, sans trace. Après l’accouchement, quelle surprise quand je découvris qu’en faite, j’en avais plusieurs sur les côtés.

J’ai commencé à lire des articles sur comment les estomper (vous trouverez pleins d’articles sur google). Par la suite, je me suis dis que ça m’importait peu d’en avoir. Les vergetures sont la marque indélébile que je suis devenue maman. Je ne me mets jamais en deux pièces sur la plage et même si je le faisais. Qu’importe. C’est mon corps et je l’aime ainsi.

Et vous, avez vous eu des vergetures?

Le retour à la maison, les femmes sont trop fortes

Je suis restée 3 jours à l’hôpital et au Canada c’est beaucoup. J’étais très pressée de rentrer chez moi. Le bon côté de l’hôpital c’est qu’on prend soin de nous, on peut aussi poser des questions aux infirmières qui viennent dans nos chambres. Pourquoi, j’étais hyper pressée? A cause du bruit. J’étais hyper fatiguée et je n’arrivais pas à dormir correctement car j’entendais tout.

Lorsqu’on m’a dit que je pouvais rentrer chez moi, j’étais aux anges. Je crois que c’était la première fois que je redécouvrais ma maison. J’avais rangé ma maison avant de partir à l’hôpital mais c’était le désordre quand même. On m’avait administré beaucoup de médicaments donc je ne sentais aucune douleur.La première nuit à la maison fut difficile. J’ai eu dû mal à me lever la nuit lorsque bébé pleurait.

Pendant environ 15 jours , je me demandais comment les mamans du monde faisaient pour s’en sortir. Je me suis sentie terriblement seule. C’est à ce moment que j’ai compris que les mamans étaient très forte. Je n’arretais pas de me demander comment j’allais faire pour me lever toutes les nuits, je me demandais si j’allais tenir. Puis petit à petit, j’ai trouvé une organisation. Si certaines y arrivent, pourquoi pas moi? J’ai donc appliqué les précieux conseils qu’on m’avait donné:

– Je devais me lever la nuit, je devais donc m’organiser la journée pour dormir en même temps que bébé afin de récupérer.

– Ne pas me préoccuper du ménage, du rangement de la maison. Pour manger, j’avais congelé de la nourriture et mon conjoint faisait le nécessaire.

-Me reposer le plus possible.

-Se reposer sur son conjoint.

Quand j’ai appliqué ces conseils, ça allait beaucoup mieux physiquement mais aussi psychologiquement.

Pendant plus de trois semaines, je ne suis pas sortie de chez moi. J’ai accouché en plein été. Au bout de trois semaines, je me suis dis que je pouvais aller faire une marche au parc. Chose que j’ai faites. Mon regard a changé envers les femmes, je les regarde et je me dis:’ on est dans la même galère loool.

 

Et vous comment s’est passé votre retour à la maison? Votre regard sur les femmes a t il changer?

La maternité

Certaines femmes choisissent d’accoucher à la maison, d’autres à l’hôpital. Pour ma part, je me sentais plus confortable de le faire à l’hôpital. J’ai choisi un hôpital public. J’ai suivi le modèle que je connaissais: Celui de le France. Pendant un cours moment j’avais hésité à avoir une sage femme. Mon amie canadienne m’a expliqué qu’au Canada, on pouvait aussi se faire suivre par une sage femme. C’est ce qu’elle a choisit.

Pour ma part, mon suivi à la maternité c’est très bien déroulée. Le suivi lors de mon accouchement également:

-Une infirmière est restée avec moi toute la nuit. Quand je dis toute la nuit, c’est toute la nuit.

Les médecins ont été super gentils avec moi même si j’étais dans un état second et que je racontais n’importe quoi. Certains médecins ont même fait l’effort de parler en français.

Quand bébé est arrivé, je me suis retrouvée dans la chambre et je me suis dit:” ça y est, c’est fait.”

J’étais en super forme en partant à l’hôpital mais dès mon accouchement, j’étais hyper fatiguée. Je me sentais vide, sans force. On porte son bébé pendant 9 mois et puis après plus rien. Comment vivre avec ce nouveau corps?

A l’hôpital, des amis m’ont apporté des fruits et de la bouillie avec du lait. J’aurai aussi aimé manger des sushis! C’est la première chose que j’ai faites en sortant de l’hôpital.

On m’a aussi expliqué que dans la culture canadienne, seulement la famille proche allait à l’hôpital! Ne connaissant pas beaucoup de monde, j’ai eu peu de visites. Au début, je trouvais cela triste mais après, je me suis rendu compte que ce n’était pas plus mal. avec ma super fatigue, je n’aurai pas pu assumer surtout que j’avais dû mal à faire quoi que ce soit.

 

Et vous, vous avez accouché à la maison ou à l’hôpital?

Les contractions

Un dimanche soir, j’étais tranquillement assise dans mon salon quand mon ventre commença à faire des trucs bizarre. Je parlais avec ma soeur au téléphone et je lui ai alors expliqué ce qui se passait. N’ayant jamais eu de règles douloureuses, je ne pouvais pas comparer. Pour moi, au début c’était juste une petite douleur qui venait et qui partait. Ma soeur m’a alors donné quelques conseils:

 

-Nettoyer sa maison comme cela le jour du retour ma maison sera propre.

-Faire la vaisselle

-Prendre un bain

-Se reposer

-Préparer sa valise de maternité si elle n’est pas déjà faites.

 

Ces conseils m’ont beaucoup aidé.

 

Comme expliqué dans les livres de grossesse, au début les contractions sont assez faible, j’ai réussi à dormir. Toute la journée, j’ai pu faire ce que je voulais faire mais à un moment donné, je ne pouvais plus résister à la douleur. Je suis une femme assez douillette et je m’étais déjà dit que je pouvais résister. Dans le monde, des milliers voir même des millions de femmes accouchent sans avoir accès à la péridurale ou autre pour soulager leurs douleurs. Alors, moi, innocente, je me suis dis que je pouvais surmonter. A un moment donné, je me suis dis que ce n’était plus possible, pendant un laps de temps, je me suis demandé comment les femmes faisaient pour surmonter cela. Moi sincèrement, je ne pouvais pas. Arrivée à l’hopital, je n’étais pas agonisante et je me suis alors dit que j’aurai pu rester encore à la maison. J’avais quand meme des douleurs. on m’as osculté et on m’a alors dit que je devais attendre. Comment cela attendre? On m’a donné de la morphine pour me soulager et j’ai dû marcher pendant 2h à l’hôpital. Après avoir marché, on m’a encore osculté et rien n’avait bougé. Je devais rentrer chez moi. J’étais à ma 38ème semaine, donc pour moi mon bébé n’allait pas venir maintenant. Je n’avais pas de berceau, ni de couvertures. En catimini, nous sommes allés chercher ce dont nous avions besoin. Lorsque je suis rentrée à la maison, les contractions avaient quintuplés. Je pouvais à peine marcher. Nous sommes repartis à l’hôpital et ils m’ont alors dit que cette fois c’était la bonne. Quand tu ne peux plus marcher et rien faire même penser, je pense que c’est le signal d’alarme. De toute façon, la douleur est tellement forte que vous le saurez!

Ce que je peux dire c’est bravo à toutes ces femmes qui accouchent dans des conditions difficile dans le monde. Bravo à vous les femmes qui choisissent de ne pas prendre de péridurale. Bravo aussi à vous qui choisissent de l’a prendre. Nous ressentons toutes les douleurs d’une manière différentes.

 

Et vous, comment c’était?