Le retour à la maison, les femmes sont trop fortes

Je suis restée 3 jours à l’hôpital et au Canada c’est beaucoup. J’étais très pressée de rentrer chez moi. Le bon côté de l’hôpital c’est qu’on prend soin de nous, on peut aussi poser des questions aux infirmières qui viennent dans nos chambres. Pourquoi, j’étais hyper pressée? A cause du bruit. J’étais hyper fatiguée et je n’arrivais pas à dormir correctement car j’entendais tout.

Lorsqu’on m’a dit que je pouvais rentrer chez moi, j’étais aux anges. Je crois que c’était la première fois que je redécouvrais ma maison. J’avais rangé ma maison avant de partir à l’hôpital mais c’était le désordre quand même. On m’avait administré beaucoup de médicaments donc je ne sentais aucune douleur.La première nuit à la maison fut difficile. J’ai eu dû mal à me lever la nuit lorsque bébé pleurait.

Pendant environ 15 jours , je me demandais comment les mamans du monde faisaient pour s’en sortir. Je me suis sentie terriblement seule. C’est à ce moment que j’ai compris que les mamans étaient très forte. Je n’arretais pas de me demander comment j’allais faire pour me lever toutes les nuits, je me demandais si j’allais tenir. Puis petit à petit, j’ai trouvé une organisation. Si certaines y arrivent, pourquoi pas moi? J’ai donc appliqué les précieux conseils qu’on m’avait donné:

– Je devais me lever la nuit, je devais donc m’organiser la journée pour dormir en même temps que bébé afin de récupérer.

– Ne pas me préoccuper du ménage, du rangement de la maison. Pour manger, j’avais congelé de la nourriture et mon conjoint faisait le nécessaire.

-Me reposer le plus possible.

-Se reposer sur son conjoint.

Quand j’ai appliqué ces conseils, ça allait beaucoup mieux physiquement mais aussi psychologiquement.

Pendant plus de trois semaines, je ne suis pas sortie de chez moi. J’ai accouché en plein été. Au bout de trois semaines, je me suis dis que je pouvais aller faire une marche au parc. Chose que j’ai faites. Mon regard a changé envers les femmes, je les regarde et je me dis:’ on est dans la même galère loool.

 

Et vous comment s’est passé votre retour à la maison? Votre regard sur les femmes a t il changer?

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La maternité

Certaines femmes choisissent d’accoucher à la maison, d’autres à l’hôpital. Pour ma part, je me sentais plus confortable de le faire à l’hôpital. J’ai choisi un hôpital public. J’ai suivi le modèle que je connaissais: Celui de le France. Pendant un cours moment j’avais hésité à avoir une sage femme. Mon amie canadienne m’a expliqué qu’au Canada, on pouvait aussi se faire suivre par une sage femme. C’est ce qu’elle a choisit.

Pour ma part, mon suivi à la maternité c’est très bien déroulée. Le suivi lors de mon accouchement également:

-Une infirmière est restée avec moi toute la nuit. Quand je dis toute la nuit, c’est toute la nuit.

Les médecins ont été super gentils avec moi même si j’étais dans un état second et que je racontais n’importe quoi. Certains médecins ont même fait l’effort de parler en français.

Quand bébé est arrivé, je me suis retrouvée dans la chambre et je me suis dit:” ça y est, c’est fait.”

J’étais en super forme en partant à l’hôpital mais dès mon accouchement, j’étais hyper fatiguée. Je me sentais vide, sans force. On porte son bébé pendant 9 mois et puis après plus rien. Comment vivre avec ce nouveau corps?

A l’hôpital, des amis m’ont apporté des fruits et de la bouillie avec du lait. J’aurai aussi aimé manger des sushis! C’est la première chose que j’ai faites en sortant de l’hôpital.

On m’a aussi expliqué que dans la culture canadienne, seulement la famille proche allait à l’hôpital! Ne connaissant pas beaucoup de monde, j’ai eu peu de visites. Au début, je trouvais cela triste mais après, je me suis rendu compte que ce n’était pas plus mal. avec ma super fatigue, je n’aurai pas pu assumer surtout que j’avais dû mal à faire quoi que ce soit.

 

Et vous, vous avez accouché à la maison ou à l’hôpital?

Les contractions

Un dimanche soir, j’étais tranquillement assise dans mon salon quand mon ventre commença à faire des trucs bizarre. Je parlais avec ma soeur au téléphone et je lui ai alors expliqué ce qui se passait. N’ayant jamais eu de règles douloureuses, je ne pouvais pas comparer. Pour moi, au début c’était juste une petite douleur qui venait et qui partait. Ma soeur m’a alors donné quelques conseils:

 

-Nettoyer sa maison comme cela le jour du retour ma maison sera propre.

-Faire la vaisselle

-Prendre un bain

-Se reposer

-Préparer sa valise de maternité si elle n’est pas déjà faites.

 

Ces conseils m’ont beaucoup aidé.

 

Comme expliqué dans les livres de grossesse, au début les contractions sont assez faible, j’ai réussi à dormir. Toute la journée, j’ai pu faire ce que je voulais faire mais à un moment donné, je ne pouvais plus résister à la douleur. Je suis une femme assez douillette et je m’étais déjà dit que je pouvais résister. Dans le monde, des milliers voir même des millions de femmes accouchent sans avoir accès à la péridurale ou autre pour soulager leurs douleurs. Alors, moi, innocente, je me suis dis que je pouvais surmonter. A un moment donné, je me suis dis que ce n’était plus possible, pendant un laps de temps, je me suis demandé comment les femmes faisaient pour surmonter cela. Moi sincèrement, je ne pouvais pas. Arrivée à l’hopital, je n’étais pas agonisante et je me suis alors dit que j’aurai pu rester encore à la maison. J’avais quand meme des douleurs. on m’as osculté et on m’a alors dit que je devais attendre. Comment cela attendre? On m’a donné de la morphine pour me soulager et j’ai dû marcher pendant 2h à l’hôpital. Après avoir marché, on m’a encore osculté et rien n’avait bougé. Je devais rentrer chez moi. J’étais à ma 38ème semaine, donc pour moi mon bébé n’allait pas venir maintenant. Je n’avais pas de berceau, ni de couvertures. En catimini, nous sommes allés chercher ce dont nous avions besoin. Lorsque je suis rentrée à la maison, les contractions avaient quintuplés. Je pouvais à peine marcher. Nous sommes repartis à l’hôpital et ils m’ont alors dit que cette fois c’était la bonne. Quand tu ne peux plus marcher et rien faire même penser, je pense que c’est le signal d’alarme. De toute façon, la douleur est tellement forte que vous le saurez!

Ce que je peux dire c’est bravo à toutes ces femmes qui accouchent dans des conditions difficile dans le monde. Bravo à vous les femmes qui choisissent de ne pas prendre de péridurale. Bravo aussi à vous qui choisissent de l’a prendre. Nous ressentons toutes les douleurs d’une manière différentes.

 

Et vous, comment c’était?

 

Ce que disent les autres

Oulà là. Lorsqu’on est enceinte ou que notre bébé est né, beaucoup de personnes autour de nous nous donnent des conseils. Bon ou mauvais. Lorsque nous avons besoin de conseils, on trouve toujours des personnes qui peuvent nous conseiller.

Quand on a pas envie de recevoir des conseils. Que doit on faire?

J’en ai entendu des choses et je pense que chaque personne est différente et surtout chaque expérience.

Pourquoi les gens ne peuvent pas se taire?

Quand j’étais enceinte, j’adorais manger des oranges. On m’a dit que c’était pas bien pour le bébé. Euh bah j’ai demandé à mon medecin et elle m’a dit que non, je pouvais manger les fruits que je voulais.

Le plus dur, je pense c’est d’écouter les conseils de personnes qui n’ont pas d’enfant. Loool.

J”ai trouvé la super parade. Je dis oui oui à tous et ça rentre dans une oreille et ça ressort par l’autre.

Parfois je trouve que les conseils sont bien. Juste parfois.

Je pense que chacun doit vivre comme il a envie sans écouter les autres et demander conseil si besoin.

Bonne chance!